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L'excellence des soins pour tous

Dépistage du cancer

Défi en matière de santé

Le dépistage du cancer permet de sauver des vies. Si le cancer peut être détecté et traité de manière plus précoce, cela augmente grandement la probabilité d’une guérison complète pour les patients. Par exemple, lorsqu’il est détecté de manière précoce grâce au dépistage, il y a 90 % de chance qu’une personne atteinte d’un cancer colorectal se rétablisse. Il s’agit du deuxième cancer entraînant la mortalité la plus élevée au Canada. L’Ontario a l’un des taux les plus élevés dans le monde et plus de 3 250 personnes meurent de cette maladie chaque année dans la province.

Plus les Ontariennes et Ontariens sont nombreux à se faire dépister pour les cancers du sein, du côlon et du col de l’utérus, plus leurs chances de survie augmentent. De plus, ils sont moins susceptibles d’avoir besoin d’interventions invasives comme une chirurgie complexe, une radiothérapie et une chimiothérapie.

Le dépistage est la meilleure ligne de défense. La détection précoce grâce au dépistage allège la tension qui pèse sur les patients et leurs familles, de même que sur le système dans sa totalité.

Mise en œuvre de vrais changements

L’Ontario a été un chef de file dans le dépistage du cancer au Canada.

Il est important de continuer à augmenter les taux de dépistage pour le cancer du sein, du col de l’utérus et colorectal. Dans le cadre de cet engagement, le PODCS a été élargi en 2011 afin d’inclure le dépistage des femmes de 30 à 69 ans qui présentent un risque élevé de développer un cancer du sein. Grâce au PODCS, ces femmes peuvent profiter d’un dépistage avec un cliché mammaire annuel, en plus d’un examen par IRM des seins. Selon la recherche, subir les deux types de dépistage constitue le meilleur moyen de détecter le cancer du sein chez les femmes qui présentent un risque élevé. Avant cela, le PODCS dépistait uniquement les femmes de 50 ans et plus. L’élargissement du programme a rendu le dépistage du cancer accessible à des milliers de femmes supplémentaires en Ontario présentant un risque élevé.

« Les taux de dépistage du cancer vont dans la bonne direction, mais nous entendons faire encore plus parce que les preuves montrent que le dépistage précoce est réellement avantageux pour les résultats », explique la Dre Linda Rabeneck, vice-présidente, Prévention et lutte contre le cancer à Action Cancer Ontario (ACO).

En 2001-2002, environ 60 % des femmes ontariennes passaient un test de dépistage du cancer du sein au moment voulu. En 2007-2008, ce taux avait augmenté à 66 %. Cependant, l’objectif actuel est que 70 % des femmes âgées de 50 à 69 ans participent au programme régulier de dépistage du cancer du sein et que ce taux augmente à 90 % d’ici 2020.

En 2007-2008, 30 % de la population ciblée – les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans – était dépistée pour la maladie grâce au test de recherche de sang occulte dans les selles (RSOS). En 2005-2006, seulement 20 % de la population cible était dépistée à l’aide de ce test. Ces données excluent la coloscopie, un examen conseillé aux personnes présentant un risque élevé en raison des antécédents familiaux de cancer colorectal d’au moins un parent au premier degré (parent, frère, sœur ou enfant).

ContrôleCancerColorectal a mis sur pied une campagne d’éducation du public ciblée et a encouragé les fournisseurs de soins primaires à promouvoir l’utilisation de trousses RSOS parmi leurs patients. L’objectif est d’augmenter l’utilisation de trousses RSOS parmi la population ciblée afin de dépister le cancer du côlon.

Afin d’augmenter les taux de dépistage, ACO, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et d’autres partenaires, promouvront plus agressivement le dépistage, en particulier auprès des populations qui échappent souvent au dépistage, notamment les nouveaux Canadiens, les personnes vivant dans la pauvreté et les populations des Premières Nations, métisses et inuits.

Des outils en ligne sont également disponibles afin de mieux informer les Ontariennes et Ontariens sur leur risque en matière de cancer et sur le moment où ils devraient subir un dépistage pour différents cancers. 

Selon la Dre Rabeneck, le fait de se concentrer à garantir et à améliorer la qualité du dépistage du cancer est aussi important que d’augmenter les taux de dépistage. Par exemple, les femmes peuvent subir un dépistage du cancer du sein par l’entremise du PODCS ou dans différents établissements qui ne font pas partie du programme. La Dre Rabeneck dit que l’objectif d’ACO est que la majorité du dépistage du cancer du sein en Ontario soit réalisé par l’entremise du PODCS parce que ce programme fait l’objet d’un suivi et qu’il est continuellement évalué sur la base de critères de rendement fondés sur les preuves. Tous les établissements du PODCS sont agréés par le Programme d’agrément en mammographie de l’Association canadienne des radiologistes.

Le PODCS est facilement accessible et les femmes, qu’elles aient ou non un médecin de famille, peuvent prendre elles-mêmes rendez-vous afin d’être dépistées en plus de recevoir une lettre de rappel lorsqu’arrive le moment de leur prochain examen. Les établissements du PODCS aident les femmes dont les résultats du cliché mammaire sont anormaux à s’orienter à l’étape du diagnostic afin de garantir une évaluation rapide et coordonnée. « Le dépistage n’est pas suffisant et nous devons nous assurer qu’il y a un suivi, des tests diagnostics et un traitement appropriés », dit la Dre Rabeneck. 

« Nous devons accroître le plus possible l’activité de dépistage dans le groupe d’âge cible pour les trois cancers – du sein, du col de l'utérus et du côlon, renchérit-elle. Nous devons également continuer à favoriser un processus de dépistage et de suivi de grande qualité afin de maximiser les avantages du dépistage précoce. »

Des soins de meilleure qualité et viables

Selon la Dre Rabeneck, si des changements précancéreux peuvent être détectés ou qu’un cancer peut être trouvé à un stade précoce, l’impact est profond pour les patients ainsi que pour le système de santé. « Si vous pouvez dépister la maladie plus tôt, le traitement est moins difficile et les chances d’obtenir de bons résultats sont supérieures. »

« Si les 20 % de cancers du sein qui sont diagnostiqués au stade 4 avaient été découverts à des stades plus précoces, cela aurait entraîné des séjours à l'hôpital plus courts et aurait peut-être diminué la nécessité d'avoir recours à la chimiothérapie et à la radiothérapie », explique la Dre Rabeneck.

« Si un cancer du côlon n’est pas détecté au stade précoce, l’élément central du traitement est la chirurgie. Le dépistage précoce peut être synonyme d’une absence de chirurgie ou d’une chirurgie moins importante. »

Le dépistage du cancer est une bonne chose pour les patients et les familles, en plus de favoriser la viabilité du système de santé en faisant le meilleur usage possible des ressources en santé.

Renseignez-vous sur le programme de dépistage du cancer.

Personne-ressource :

Marnie MacKinnon
Directrice, Prévention et dépistage
Prévention et contrôle du cancer
Action Cancer Ontario
Courriel : Marnie.MacKinnon@cancercare.on.ca

 

Pour en savoir plus

Communiquer avec la Ligne Info de ServiceOntario au 1 866 532-3161
À Toronto, faites le 416-314-5518
ATS : 1 800 387-5559. À Toronto, ATS 416-327-4282
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